La chasse à la baleine

Publié le par Romanine

 

Arf… Presque un mois sans article ! Pas de soucis, je vais essayer de rectifier ça aujourd’hui ^_^

 

Alors, suite à un commentaire d’Eiko sur mon article sur le Japon, j’ai décidé de faire un article sur la très controversée chasse à la baleine.

 

D'abord, quelques photos :

Du bacon de baleine.... mmhhh..... !!!



Des sushis de baleine

 


Je ne suis pas une experte dans le domaine, mais voici les quelques faits que j’ai pu trouver :

 

Pour les paresseux, un résumé rapide :

 

-  Il y a de nombreuses espèces de baleines, de toutes les tailles. Certaines sont très nombreuses, d'autres sont devenues rares.

-  La baleine est chassée par trois pays : le Japon, la Norvège et l’Islande, ainsi que par une multitude de populations autochtones du pourtour pacifique, y compris aux Etats-Unis.

-  Les Groenlandais chassent aussi quelques espèces de petite taille ; les Féroïens ne chassent eux que les dauphins globicéphales (deux territoires du Royaume du Danemark)

-  La viande est consommée par tous ceux qui chassent les baleines

-   Chaque animal chassé est répertorié, et aucune baleine d'une espèce protégée n'a été tuée depuis plus de 15 ans.

-  Le nombre de baleines chassées est annoncé et spécifié par les pays chasseurs en début de saison sur la base des données démographiques et écologiques sur ces espèces (les Norvégiens prennent même un malin plaisir à prendre aussi des études de Greenpeace pour fixer les quotas).

-   La chasse à la baleine est réglementée par la CBI (Commission Baleinière internationale).

 

-  Concernant le Japon en particulier : ce pays a stoppé la pêche commerciale à la baleine en 1988 à la suite du moratoire de la CBI, voté en 1982 et en vigueur depuis 1986.
Mais il pratique depuis 1987 une pêche dite "scientifique", le réglement de la CBI lui permettant en effet de chasser chaque année 440 baleines de Minke, dans l'océan Méridionale, à des fins de recherche.
A savoir que les rorquals de Minke (balaenoptera acutorostrata) n'ont jamais été en voie d'extinction. Cette espèce n'a quasiment jamais été chassée jusque dans les années 70 du fait de sa petite taille. Il faut aussi souligner que la gestion de la chasse est devenue beaucoup plus stricte à partir de ces années 70 : quotas par zones et espèces pour chaque pays.

Enfin, Tokyo a dénombré 25.000 baleines dans la mer d'Okhotsk et le Pacifique ouest, 107.000 dans le nord-est de l'Atlantique et 72.000 dans la zone centrale de l'Atlantique nord.

 

 

 

Pour les plus courageux, des faits un peu plus détaillés :

 


La chasse commerciale à la baleine a probablement débuté au 9e siècle dans la mer du Nord. Au fil des siècles, une véritable industrie s’est développée le long des côtes de l’Amérique du Nord; des milliers de baleines, baleines franches, rorquals, cachalots, baleines grises et plusieurs autres, étaient chassés chaque année. L’intensité de la chasse s’est accrue avec l’avènement des harpons à tête explosive et de bateaux puissants. Entre 1904 et 1985, plus de 2 millions de baleines ont été chassées, et ce uniquement dans les eaux de l’Antarctique. Cette chasse a conduit plusieurs espèces au seuil de l’extinction.

En 1946, à la suite de l’évidente surexploitation des populations de baleines, la Commission baleinière internationale (CBI) fut créée. Son mandat est d’assurer la conservation des populations pour pouvoir rendre possible le développement durable de l’industrie baleinière. En 1982, un moratoire sur la chasse à la baleine a été décrété par les pays-membres de la CBI. Ce moratoire devait durer de 1986 à 1990; il n’a toujours pas été levé. Mais selon la convention signée en 1946, chaque membre peut s’opposer à une résolution comme celle ayant mené au moratoire et ainsi s’octroyer des quotas commerciaux. C’est ce qu’a fait la Norvège en 1982. Avant de reprendre la chasse commerciale proprement dite, ce pays a poursuivi un programme de chasse scientifique au petit rorqual qui prélevait 289 baleines par année (de 1988 à 1995). C’est en 1993 qu’elle a repris la chasse commerciale, d’environ 700 petits rorquals annuellement dans les eaux territoriales de la Norvège. La viande est vendue sur le marché local. Depuis 2002, la Norvège tente de reprendre les exportations de produits de baleine (particulièrement le gras qui n’est pas consommé par les Norvégiens) en dépit des règles internationales sur le commerce des espèces sauvages (CITES). Mais leurs produits sont rejetés par le Japon (principal importateur potentiel) en raison de leurs teneurs en contaminants, particulièrement en BPC.
 
Les pays pro-chasse considèrent que la CBI s’éloigne de son mandat original, la saine gestion de la chasse à la baleine, en acceptant des pays qui s’opposent à la chasse à la baleine pour des raisons morales ou éthiques. Ils considèrent que les baleines peuvent être chassées au même titre que n’importe quel autre animal sauvage. Ils tiennent à la chasse pour des raisons culturelles, sociales, économiques et politiques. La chasse (commerciale et de subsistance) pratiquée aujourd'hui fournit principalement de la viande pour la consommation humaine. Selon les pays et les groupes pro-chasse, elle est bien réglementée et se fait selon des méthodes qui minimisent la souffrance animale.


L’intense chasse à la baleine nous a fourni de précieuses informations scientifiques sur les cétacés. Elle a cependant conduit plusieurs espèces au seuil de l’extinction. Certains pays, comme le Japon, continuent à chasser la baleine sous la bannière de la science. En effet, la convention de Commission baleinière internationale (CBI) signée en 1946 prévoit que chaque pays membre peut s’octroyer des permis de chasse scientifique.  


Le Japon et, depuis 2003, l’Islande sont les deux seuls pays à avoir des programmes de chasse scientifique. Le Japon a entrepris la chasse scientifique dès l’entrée en vigueur du moratoire en 1986. Il poursuit deux programmes de chasse. Le plus ancien est celui en Antarctique, où plus de 400 petits rorquals sont prélevés annuellement. Ce programme vise entre autres à estimer certains paramètres biologiques de l’espèce (par exemple le taux de mortalité naturel ) et à étudier le rôle du petit rorqual dans l’écosystème de l’Antarctique. Le deuxième programme, entamé en 1994, prélève annuellement une centaine de petits rorquals dans le Pacifique Nord. Ce programme vise à mieux comprendre l’écologie alimentaire des petits rorquals. En 2000, les Japonais ont ajouté à ce programme le rorqual de Bryde et le cachalot et en 2002 le rorqual boréal. Comme le prévoit la convention internationale sur la chasse à la baleine, les produits des baleines chassées sont vendus sur le marché local. Les défendeurs de cette chasse soutiennent qu’elle fournit de nouvelles connaissances et des informations utiles pour la gestion des stocks de petits rorquals et des autres espèces chassées.

Mais ces programmes de chasse scientifique poursuivis par le Japon, et maintenant par l’Islande, sont fortement critiqués. Depuis quelques années, lors de leur réunion annuelle, les membres de la CBI adoptent (souvent par une faible majorité) une résolution pour encourager le Japon à abandonner leur chasse. En 2002, Phil Clapham et ses collègues, tous membres du Comité scientifique de la Commission baleinière internationale (CBI), ont publié un article dans la revue BioScience. Ils soulignent que le programme du Japon n’inclut pas d’hypothèses à tester ou d’autres indicateurs de performance, que les données recueillies ne sont pas nécessaires pour la gestion des populations de baleines, qu’elles ne sont pas soumises à un processus de révision indépendant, que des informations plus utiles peuvent être récoltées sans tuer les animaux, et que ce programme sacrifie plus de baleines que ce que préconiserait la CBI comme quotas s’il n’y avait pas de moratoire. Ils avancent aussi que cette chasse scientifique n’est qu’un prétexte pour maintenir une demande pour les produits baleiniers et encourager la reprise commerciale de cette activité.

 
En plus de la chasse commerciale et de la chasse scientifique, il se fait, dans certains pays, de la chasse dite « de subsistance ». Selon la Commission baleinière internationale (CBI), la chasse de subsistance est une chasse menée par des autochtones qui partagent de forts liens communautaires, familiaux, sociaux et culturels liés à une dépendance traditionnelle à la chasse à la baleine et aux produits qui en découlent. Aussi, elle doit avoir pour but la consommation par les autochtones seulement, et viser à subvenir à leurs besoins nutritionnels et culturels.

Cette définition ne fait cependant pas l’unanimité. Plusieurs contestent entre autres la définition subjective d’autochtones. Si la définition est « qui est issu du sol même où il habite » (Le Robert), alors les Norvégiens, les Islandais et les habitants des îles Féroé ne seraient-ils pas des autochtones et ne pourraient-ils pas faire de la chasse de subsistance? On questionne aussi la définition du terme « subsistance ». Si ce terme signifie « pour subvenir aux besoins essentiels » d’une communauté autochtone, comment se fait-il que des produits de la chasse de subsistance du Groenland (approuvée par la CBI) se retrouve sur le marché local? Quelle est la différence entre cette chasse et celle conduite par les Norvégiens par exemple? Et le commerce ne permet-il pas de subvenir aux besoins essentiels? Aussi, empêcher les autochtones de vendre les produits de leurs ressources ne limite-t-il pas leurs possibilités de développer leur économie? Voilà quelques arguments apportés par ceux qui remettent en question le concept de chasse de subsistance.

Quoi qu’il en soit, plusieurs pays pratiquent une chasse de subsistance. Certains, comme le Danemark (Groenland), la Russie, les États-Unis et les îles Saint-Vincent et les Grenadines des Caraïbes chassent sous des permis et des quotas de subsistance octroyés par la CBI. D’autres pays, non membres de la CBI, le font selon leurs propres règles. C’est le cas du Canada, des îles Féroé, des îles Dominica et Saint-Lucia des Caraïbes, de l’Indonésie et des Philippines.

 


Quelle est ma position sur le sujet ?

 

Eh bien, je dois dire que c’est la même que sur la chasse en général et le fait de manger de la viande ou non...


Certains disent que la chasse à la baleine, c’est pas bien car c’est une espèce en voie de disparition. Non, seules certaines espèces sont en voie de disparition et ces espèces-là sont protégées et ne sont donc pas chassées.


D’autres disent que c’est pas bien car les baleines sont "gentilles, intelligentes, sensibles, etc"... Déjà, je ne pense pas que le critère "gentil" ou "mignon" soit un bon critère pour épargner un animal et pas un autre. Ca fait un peu "Bon, les cochons de toute façon ils sont pas très mignons, donc on peut les tuer et les manger, c'est pas grave".


De plus, c’est vraiment un problème de culture. Les japonais trouvent les européens cruels de manger du lapin ou du chevreuil, car c’est « mignon ». Les hindous nous trouvent cruels de manger du bœuf, car pour eux c’est un animal sacré. Certaines villes d’Amérique du Nord (Chicago par exemple) interdisent la production et/ou la vente de foie gras, car elles n’approuvent pas la « torture d’animaux innocents ». Par contre, j'ai lu que la Suisse élevait et exportait des St-Bernard, pour leur consommation en Asie, etc... Bref, chaque pays peut être le méchant d’un autre pays ! De même que pour un français, il n’y a rien de choquant à manger du foie gras, pour un japonais, il n’y a rien de choquant à manger de la baleine ! Là encore, je parle en général, car il y a bien sûr des français qui sont contre le gavage d’oie, de même qu’il y a des japonais qui sont contre la chasse à la baleine.

 

J'ai trouvé toutes ces informations sur le site Forum japon, qui lui même reprend ses sources d'autres sites. Donc pour plus d’informations, vous pouvez aller sur Forum japon et en particulier sur ce topic !

 

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Publié dans Japon

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R
Mouais, pour le critère "vulnérabilité", je pense que face à l'homme, tous les animaux sont vulnérables ! En tout cas, tout ce qui se retrouve dans ton assiette, ce sont des animaux qui n'ont pas pu se défendre !Sinon, petite anecdote amusante qui m'est arrivée pendant mon cours d'anglais : certains de mes camarades me demandaient si en France, on mangeait du cheval. Je dis que oui, meme si ce n'est pas aussi courant que de manger du porc ou du boeuf.Là dessus, on pose la même question à un japonais, qui dit "oui oui, on mange du cheval au Japon"Un coréen, choqué, s'exclame "Quoi ?! Au Japon vous mangez du cheval ?! Non ?!"Le japonais répond : "Et dites donc, vous en Corée, vous mangez du chien, alors..."Tout le monde "Quoi ?! Quoi ?! Tu manges du chien ??"Le coréen :"Mais attendez, laissez moi vous expliquer la culture de mon pays..."Etc.... Juste pour montrer comment ca peut varier d'une culture à l'autre ^_^
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I
Merci pour l'article dédicacé =)>>Aucune baleine d'une espèce protégée n'a été tuée depuis plus de 15 ans et >>Non, seules certaines espèces sont en voie de disparition et ces espèces-là sont protégées et ne sont donc pas chassées.Ces données là sont des données officielles. Il est certain que les écarts des "autochtones" ne sont pas repertoriées, au même titre que le braconnage... Hélas.Enfin, merci pour m'avoir éclaircie sur les faits. Je suis plus rassurée de savoir que les espèces protégées ne font pas partie du terrain de chasse des Japonais. Quand on me dit baleine, je pense tout de suite à la Baleine bleue et aux cachalots. Je suis d'accord sur ta position " je ne pense pas que le critère "gentil" ou "mignon" soit un bon critère pour épargner un animal et pas un autre". Après tout, un poussin ou un veau est aussi mignon qu'un lapin. Cependant, je pense que le critère "intelligent" ou "vulnérable" est un critère pour épargner un animal ou un autre. Je reste sur des positions (cf. DAB) telles que, par exemple "la tortue est un animal vulnérable et quasiment sans aucune défense (si ce n'est sa carapace qui devient alors une casserole) face à la gourmandise humaine" (cf. Les cités d'or ou une tortue est retournée sur le dos et cramée dans sa carapace pour être mangée, procédé que je trouve particulièrement cruel). De même, le dauphin est un animal intelligent et sensible qui ne mérite pas, et au vu de ses relations avec l'homme, d'être mangé par lui. Ceci dit, certains peuples considèrent aussi le cannibalisme comme normal...Enfin bon, de toutes façons j'essaie de boycotter les oeufs de poules en cages et les poulets d'élevage intensif depuis que j'ai pris connaissance de leurs conditions de vie...Pour le foie gras, c'est un autre combat.. contre moi-même.
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