6ème étape : Osaka
Après Ise shima, je suis retournée à Osaka, qui était ma ville favorite lors de mon premier voyage en 2005.
Pas de visites particulières ici, mais j'aime Osaka pour son ambiance vivante, vibrante, son côté imprévisible, jungle urbaine déglinguée...
Le jour de mon arrivée à Osaka, je cherchais l'adresse d'une guest-house dans la banlieue d'Osaka pour y faire une réservation et, pour la première fois depuis le début de mon voyage, j'étais complètement perdue ! Au point que j'ai fini par rentrer dans un café pour demander mon chemin. Le café était vide et la tenancière avait l'air un peu revêche au premier abord, surtout que je n'étais pas rentrée chez elle pour consommer ! Mais ça faisait 5 minutes que je m'étais remise en route munie de ses vagues indications, quand je l'ai vue me rejoindre à vélo ! En fait, elle avait tout simplement fermé son café et a pris 20 minutes de son temps pour chercher l'adresse avec moi et m'y accompagner !! Il faut dire que les adresses japonaises ne sont pas très claires et elle-même a dû discuter avec une voisine pendant 5 bonnes minutes avant de savoir où c'était. Tout en marchant avec elle, elle me demande pourquoi j'aime autant le Japon. Elle-même dit ne pas aimer les japonais car elle ne les trouve pas sympas et trop coincés. Elle me demande si je veux rester un mois à Osaka dans le but d'y trouver un mari japonais, puis elle ajoute tout de suite que les hommes japonais ne sont vraiment pas bien, d'ailleurs elle-même est divorcée. Elle n'aime pas non plus la France et les français ceci dit (elle les trouve malpolis et désagréables), donc c'était un peu surréaliste comme situation. Une fois arrivées à destination, elle m'invite chaleureusement à passer la voir dans son café pour qu'elle m'y offre un verre !
Après ça, j'ai pu retrouver mes hôtes, les M., qui m'ont hébergée pour deux jours. Au cours du dîner, je raconte à Mr M la rencontre que j'ai faite en cherchant ma guest-house et je lui explique que je compte rester un mois à Osaka à la fin de mon voyage. Là-dessus il me dit « Oh, tu veux rester un mois à Osaka ? Ben tu peux rester un mois chez nous, il n'y a pas de problème ! Ne t'inquiète pas pour l'argent. De toute façon, deux jours ce n'est pas assez. En un mois je pourrais t'emmener là et là, et puis te faire rencontrer mes amis... ». Elles sont pas belles les rencontres comme ça ?!